L'effondrement de notre civilisation
C'est Yves Cochet qui aurait utilisé le premier le terme de "collapsologue" il y a quelques années pour se définir - de l'anglais to collapse (s'effondrer). Il a été des membres fondateurs des Verts au début des années 1980, s'est intéressé à la décroissance, a été ministre de l'Environnement sous Lionel Jospin en 2001 et a tenté d'attirer l'attention sur l'effondrement à venir de la société industrielle en publiant plusieurs livres sur la fin des énergies fossiles depuis le début des années 2000. Autant dire qu'il a pissé dans un violon.
En 2017, il est interviewé dans le cadre d'une série web-documentaire (Next), dont je recommande les épisodes courts et intéressants :
En 2017, il est interviewé dans le cadre d'une série web-documentaire (Next), dont je recommande les épisodes courts et intéressants :
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Selon un article de France Info d'août 2019, il vit aujourd'hui « retranché dans la campagne au nord de Rennes pour se préparer à l'effondrement du monde qui "nous arrive en pleine tronche". »
Cochet a aussi préfacé le livre de Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle : Une autre fin du monde est possible : Vivre l'effondrement (et pas seulement y survivre), sorti en 2018. Dans la vidéo qui suit Servigne parle de "collapsologie", néologisme qu'il a construit à partir de l'expression d'Yves Cochet :
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Et ici une présentation plus courte de Servigne dans le cadre de la série web-documentaire Next (2017) :
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Voici un numéro du magazine Compléments d'enquête diffusé sur France Télévision en juin 2019, dans lequel on voit au moins Dumont, Cochet et Servigne. Si j'ai trouvé le reportage intéressant, car il fait un balayage assez large qui permet de découvrir de quoi il est question, j'y ai trouvé des défauts assez énormes.
Je pense au début lourdingue avec cette starlette qui a acheté un château pour se mettre à l'abri avec ses enfants. Et surtout à la fin, où l'animateur tente à plusieurs reprises de faire cracher à la médecin invitée que décidément les collapsologues exagèrent. Jusqu'à ce qu'il y arrive. Ah, le côté sensationnaliste des grands médias...
D'après sa fiche sur Wikipedia, Dumont "soutenait en particulier le contrôle des naissances, les économies d'énergie, la coopération internationale avec les pays en développement, la protection et la remédiation des sols. (...)
Il considérait que le développement n'était pas une question d'argent (problème économique), de système social, ni de techniques (engrais, semences), mais plutôt la résultante d'un équilibre entre les trois. Il donnait une place importante à l'intelligence des paysans et à leur capacité d'apprentissage et d'innovation. Il soutenait que les relations entre les hommes et leurs champs reposaient essentiellement sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel de qualité. Enfin, il considérait que les piliers soutenant de bonnes relations sociales entre les hommes reposaient sur de bonnes relations entre les hommes et les femmes. Il affirmait ainsi sa croyance en l'importance de l'émancipation des femmes dans le cadre du contrôle démographique."
Sa candidature, avant la constitution du premier parti écologiste, lui a fait obtenir 1,32% de voix...
Sa naissance et ses règles de fonctionnement mêleraient étroitement science et géopolitique. Il aurait été créé par le G7 (USA, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada, Italie) sous la pression de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher pour empêcher une agence de l’ONU, « soupçonnée de militantisme écologique », de s’imposer comme référence en matière d’expertise climatique. C’est une organisation hybride qui associe représentants des États (195) et scientifiques.
Le GIEC n’entreprend pas de nouvelles recherches, mais évalue l’état des connaissances sur la base de la documentation technique publiée et examinée.
Il a fourni cinq rapports d’évaluation (1990, 1995, 2001, 2007, 2014 – le 6e est prévu pour 2022), ainsi que des rapports spéciaux comme celui d’octobre 2018 sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5°C (SR15).
Bien loin des accusations d’exagération proférées par les "climato-sceptiques" comme Trump, qui a cessé de payer la contribution des États-Unis au budget du GIEC (1,6 million d’euros/an sur 6 millions), la tendance serait plutôt à sous-estimer la menace. D’ailleurs chaque nouveau rapport confirmerait l’hypothèse la plus grave des prévisions précédentes.