La Chanson d’un gas qu’a mal tourné, vol. 1 (Gaston Couté)

Publié le par Cumulolingus

La Chanson d’un gas qu’a mal tourné, vol. 1 (Gaston Couté)
Le premier des cinq volumes des œuvres complètes de Gaston Couté. Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas le grand Couté, c’est un poète et chansonnier libertaire du début du XXe siècle (1880-1911). On peut dire qu’il a beaucoup écrit si on tient compte du fait qu’il est mort à 31 ans ! Il est parti un jour pour Paris et s’est fait connaître en disant ses poèmes dans les cabarets de Montmartre. Il a choisi de mener une vie de bohème, couchant avec la faim et la misère. Sa langue est parfois un peu difficile à comprendre du premier coup, mais quand à la deuxième lecture on commence à être touché, voire émerveillé. Des textes en français et d’autres aux accents patoisants de son Loiret natal. Couté s’attaque aux bourgeois, aux curés, à l’armée, à l’école et aux “imbéciles heureux qui sont nés quelque part” (comme les a plus tard chantés Brassens). Des poèmes sociaux donc. Mais aussi beaucoup de textes et de chansons d’amour (des dures et des magnifiques… et des dures et magnifiques à la fois), des tranches de vie sur les terribles conditions de vie dans les campagnes à son époque. Il fait parler les pauvres, les petits, les crève-la-faim qui cherchent quelque chose à se mettre sous la dent ou un peu d’amour à prendre. Des scènes d’amour dans les champs sur fond d’exode rural.
 
Couté, on l’a souvent repris et mis en musique. En vrac (sans ordre de célébrité), Loïc Lantoine, Pierrot Noir, Jacques Florencie, Vania Adrien Sens, Bruno Daraquy, Bernard Lavilliers, Christian Deschamps, Gérard Pierron, Marc Robine, Le P’tit crème et La Tordue l’ont dit ou chanté. Couté, c’est le retour du printemps ! Ça sent la campagne, ça donne envie d’aimer, de faire l’amour et de se révolter.
 
Gaston COUTÉ,
La Chanson d’un gas qu’a mal tourné – Premier volume : Poèmes et Chansons,
Saint-Denis : Le Vent du ch’min, 1983 – 131 p.
 
(hiver 2004-2005)
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