Morceaux choisis des grèves contre la réforme des retraites du gouvernement Macron

Publié le par Cumulolingus

Ma situation m'empêche d'être parmi les grévistes. Je regrette de ne pas pouvoir aller aux manifestations ni aux actions. Après mon travail j'écume le net pour sélectionner vidéos et articles en lien avec l'opposition à ce projet de casse sociale.
 
24 décembre : les danseuses de l'Opéra de Paris en grève dansent Le Lac des cygnes sur le parvis de l'Opéra Garnier. 
 
31 décembre : les musiciens de l'Opéra de Paris font un concert devant l'Opéra Bastille. Un moment très émouvant.
 
9 janvier : Alors que Sybile Veil, la patronne de Radio France présente ses voeux en pleine grève d'opposition au plan social et à la coupe budgétaire gigantesque qu'elle mène au sein du service public, le choeur de la radio se met à chanter "Le choeur des esclaves" de Nabucco de Verdi. Elle n'arrivera pas vraiment à reprendre la parole. Un moment que j'ai trouvé extrêmement puissant, parce qu'il donne une belle image de comment la grâce peut être utilisée pour s'opposer au néo-libéralisme. 

 
La pétition pour soutenir Radio France >> ICI
 
17 janvier : des grévistes de la RATP et de la SNCF s'introduisent dans les locaux de la CFDT pour contester le soutien de Laurent Berger, porte-parole du syndicat, au projet du gouvernement, au mépris de sa propre base impliquée dans la grève.
Les images ont été prises par Taha Bouhafs du site "Là-bas si j'y suis". Elles seront diffusées sur le site et reprises sur des chaînes de télé en relayant les propos victimaires de Berger et les cris d'orfraie d'Emmanuel Macron dénonçant une violence qui s'oppose à la démocratie. Mort de rire.
 
17 janvier au soir : Le même Taha Bouhafs de "Là-bas si j'y suis" repère Macron au théâtre des Bouffes du Nord et signale sa présence par un twit sur internet. Des opposants à la réforme arrivent peu de temps après. Macron et sa femme doivent être exfiltrés par la police et Taha se retrouve en garde-à-vue.
Voici un texte de Daniel Mermet sur le sujet >> ICI
Je rappelle que c'est Taha Bouhafs qui avait réalisé la vidéo ayant lancé l'affaire Benalla en juillet 2018.
 
Edit : Rajout 24h plus tard : Taha a été libéré. Le voici interviewé par un de ses collègues en compagnie de son avocat, Maître Arié Halimi, qui a défendu plusieurs victimes de violences policières.

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